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mercredi 30 avril 2014

Une interview exclusive de Jacques Gipar !


D'habitude, c'est plutôt lui qui mène les interviews, mais là, pour une fois, Jacques Gipar a accepté de répondre à nos questions sur son nouvel album... Cette interview est disponible sur le site des Éditions Paquet


Jacques Gipar, merci de nous recevoir. La collection Calandre sort le cinquième album de vos aventures, ça commence à faire du chemin !

JG : Oui, je roule toujours beaucoup dans mes aventures ! (rires) C’est vrai qu’on a l’impression qu’on vient juste de commencer la série ; mais avec ces cinq albums, effectivement, ça commence à compter...

Cette fois-ci, on vous retrouve à Marseille, en plein règlement de compte.

JG : C’est ça. Et comme j’ai pu le constater, la violence d’aujourd’hui à Marseille n’est pas nouvelle ! Tout comme le trafic de cigarettes, qui existait déjà dans les années 1950.

C’est donc une histoire de cigarettes ? 

JG : La Guerre des Blondes ! En arrivant à Marseille, J’ai pris deux braves types qui faisaient de l’autostop. Mon bon cœur m’a joué un sale tour : en fait, ils étaient poursuivis par la pègre et cherchaient à fuir la ville ! À peine embarqués, une grosse Vedette nous a pris en chasse !

Une Vedette ?! Un bateau ?

JG : Non ! C’est une Ford des années 50 ! On va la retrouver tout au long de l’histoire, c’est elle la Vedette de l’album ! (rires) Je croyais qu’elle pourchassait les deux types, mais je vais rapidement m’apercevoir que son conducteur m’en veut personnellement ! J’étais juste parti là-bas pour un reportage, mais je me retrouve vite bien mouillé dans cette histoire. Et si les Marseillais ont la réputation d’être bavards, quand il s’agit de choses sérieuses, ils deviennent soudainement muets !

Va-t-on retrouver Petit-Breton et le commissaire Bornichard dans cette nouvelle aventure ?

JG : Ah ça, Petit-Breton, à Marseille, il est dans son élément, avec tous les petits malfrats qui trainent là-bas, il a plein d’amis ! Quant à Bornichard, on se retrouve souvent sur les mêmes affaires en fonction de l’actualité et c’est logique : lui travaille pour la Sûreté Nationale, moi pour France-Enquêtes !

Vos rapports sont souvent houleux !

JG : C’est normal, il est prisonnier de la légalité, et ça l’énerve que je puisse de temps en temps m’en affranchir. Il pourrait d’ailleurs me remercier car je l’ai quand même pas mal aidé à éclaircir quelques affaires. Mais il ne me fait pas de cadeau et je crois même qu’il aimerait bien me coffrer ! 

J’ai cru comprendre que cette aventure ne se termine pas à la fin de l’album ?

JG : Oui et non. L’enquête que j’ai menée à Marseille a pris beaucoup d’ampleur et un seul volume ne suffisait pas à tout raconter... Mais on pourra les lire séparément : « Trafic sur la Grande Bleue» est une histoire complète, un règlement de compte personnel. La suite, ce sera « La Station du Clair de Lune ».

Marrant, ce titre, vous pouvez nous en dire plus ?

JG : Je préfère ménager le suspense... Mais si je vous dis que Petit-Breton va devenir pompiste, ça vous donne déjà une idée !


Merci Jacques, et bonne route !

Trafic sur la Grande Bleue
Les aventures de Jacques Gipar - Tome 5
Thierry Dubois - Jean-Luc Delvaux
Éditions Paquet - Collection Calandre
48 pages - 13,50 euros



 



jeudi 27 août 2009

Les principaux personnages - 2


Le Commissaire Bornichart
Commissaire à la Sûreté Nationale, dont la compétence s'étend au delà de la région parisienne, il dépend directement du ministère de l'intéreur. Il n'a d'ailleurs pas le droit d'enquêter dans la capitale, territoire réservé à la Préfecture de Police. Les agissements de Jacques Gipar ne lui semblent pas très nets... Et s'il était complice ? Car le problème, avec les journalistes, c'est qu'on ne sait jamais de quel côté ils sont, toujours à l'affut du scoop !


Les inspecteurs Bruce et Cornillon
Subordonnés au commissaire Bornichart, ils appartiennent aussi à la Sûreté. Il y a un petit (c'est Cornillon) et un costaud (c'est Bruce), mais on les confond toujours. Malgré leur humour dévastateur (qu'ils sont malheureusement les seuls à apprécier), la finesse n'est pas leur fort et ils ne seraient pas loin de penser qu'il vaut mieux mettre un innocent en prison plutôt que de risquer de laisser courir un coupable ! Enfin, tout ce qu'on leur demande, c'est de mener leur enquête, et d'en trouver, justement, des coupables !


Rémy Becker
Patron des Celliers Parisiens, aux entrepôts de Bercy. Un type bizarre, au passé assez trouble. On dit qu'il a menait des affaires un peu louches en Indochine. Aujourd'hui, il s'est reconverti dans le commerce des vins, une activité qui peut devenir très lucrative, et difficile à contrôler par les pouvoirs publics. Une centaine d'hectolitres de plus ou de moins, ça ne se voit pas trop... Alors, s'il est tentant de ne pas tout déclarer au fisc, pourquoi ne pas aller en chercher directement dans les camions ? Ça mettrait encore plus de beurre dans les épinards, ou plutôt plus de vin dans les tonneaux !


« Clé de Contact »
Jean-Michel Ballard dit « Clé de Contact » dans le milieu, est un malfrat spécialisé dans le vol des voitures. On ne connait pas un modèle qui lui ait résisté. Alors, forcement, si on vole des camions, il y a de fortes chances qu'il soit dans le coup. Mais attention, il ne faut pas le sous-estimer, il est loin d'être bête, et s'imposera facilement dans le Gang des Pinardiers.